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Projets citoyens

Aux noms des plantes

Un projet citoyen - 2026-2028

"Aux noms des plantes" est un projet citoyen porté par l'ADAJE (Association des Ami.es du Jardin botanique de l'Ermitage), en collaboration avec le Jardin botanique de Neuchâtel et l'Atelier des musées, soutenu par la  Loterie Romande. De 2026 à 2028, il invite la population à participer activement à une réflexion collective autour des plantes : leurs noms, leurs usages, leurs histoires et les liens sensibles que nous entretenons avec elles.

À travers des ateliers participatifs et des formes d'expression créatives - récits, dessins, oralité, pratiques artistiques - le projet donne la parole à des publics variés : enfants, personnes migrantes, seniors, voisin.es du Jardin botanique, associations locales. Il s'agit de compléter le regard scientifique par des savoirs vécus, culturels et sensibles, et d'explorer d'autres manières de nommer, de classer et de présenter les plantes.

Pourquoi "Aux noms plantes" ?

Nommer une plante, ce n'est jamais neutre. Derrière les noms se cachent des histoires de migrations, de soins, de transmission, mais aussi des héritages culturels et coloniaux. Le projet s'inscrit dans une réflexion contemporaine sur la décolonisation des musées et sur la place des savoirs non dominants dans les institutions culturelles.

Inspiré notamment par l'image du jardin créole, espace de métissage, de résistance et de transmission, "Aux noms des plantes" propose d'enrichir l'étiquetage et la muséographie du Jardin botanique par des récits pluriels : noms dans différentes langues, souvenirs personnels, usages médicinaux ou culinaires, proverbes, mythes, relations affectives au végétal.

Repenser la muséologie

Les témoignages et idées collectés dans le cadre du projet serviront à repenser la muséologie du Jardin botanique de Neuchâtel. L'objectif est de créer une expérience plus inclusive et vivante, où le savoir scientifique dialogue avec les savoirs vécus, culturels et sensibles. Grâce aux récits, dessins, étiquettes et propositions du public, le Jardin pourra expérimenter de nouvelles manières de présenter et de nommer les plantes, valorisant la diversité des expériences et des histoires qui les entourent.

Comment participer ?

Il n'est pas nécessaire d'être spécialiste des plantes pour participer. Il suffit d'avoir une histoire, un souvenir, une pratique ou une question en lien avec une plante.

Vous pourrez participer :

  • à des ateliers créatifs et groupes de parole,
  • à des rencontres thématiques au Jardin botanique,
  • à la création de récits, d'objets, de dessins ou de formes narratives,
  • à la récolte de témoignages personnels autour d'une plante importante pour vous, guidé.es par les questions du projet (relation aux plantes, souvenirs, usages, forme d'expression souhaitée...)

Les activités faisant partie du programme "Aux noms des plantes" se reconnaissent grâce à son tampon caractéristique.

Le projet s'adresse à toutes et tous : habitant.es de Neuchâtel et de la région, associations, écoles, institutions sociales, voisin.es du jardin, curieux.ses de passage.

 

 

 

 

Le Salon des Arbres-Mondes

Situé au premier étage de la Villa du Jardin botanique, le Salon des Arbres-Mondes a été inauguré le 6 avril 2025.

Ce lieu unique rend hommage aux géants végétaux qui, à travers les cultures et les mythes, incarnent le lien profond entre l’être humain, la terre et le sacré. Comme le dit un proverbe africain : « Les racines de l’arbre sont aussi importantes que ses branches. » Une sagesse millénaire qui nous rappelle combien nos origines nourrissent notre équilibre et façonnent notre devenir. De l’Yggdrasil de la mythologie nordique au baobab d’Afrique, en passant par le kapokier d’Amazonie, chaque arbre-monde nous invite à réfléchir à l’interconnexion entre les peuples, les générations et les cultures.

Le Salon des Arbres-Mondes est le fruit d’un projet collaboratif rassemblant des personnes venues des quatre coins du monde. Pendant plusieurs mois, elles ont imaginé, discuté et co-construit cet espace pour qu’il reflète une diversité harmonieuse. Ce travail collectif incarne les valeurs chères au Jardin botanique : solidarité, inclusion, partage et respect des différences.

Pensé comme un lieu de rencontres multiculturelles et intergénérationnelles, le Salon propose une série d’expériences ludiques et interactives pour favoriser l’ouverture à l’autre :

  • Une « commode de la réconciliation », où chaque mois un objet mystérieux invite à la découverte de sa fonction et de son origine.
  • Une étagère de jeux du monde, pour s’amuser avec des traditions ludiques venues d’ailleurs.
  • Une mosaïque linguistique, où chacun·e peut écrire « Arbre » ou « Monde » dans sa langue maternelle.
  • Des contes pour enfants, qui explorent divers alphabets et traditions narratives.
  • Un livre d’or multilingue, pour partager un souvenir lié à un arbre-monde dans sa propre langue.

Ce lieu est également enrichi par des œuvres d’art inspirantes :À l’entrée, l’imposant Arbre de vie de l’artiste Maricela Salas Rico, inspiré des traditions préhispaniques du Mexique, célèbre les cycles complémentaires de la vie et de la mort.Les sculptures Graine de lin et Gland géant de Séverine Cadier invitent à contempler les fruits de la nature autrement. Le dessin au crayon Lenga de Rubén Pensa met à l’honneur l’arbre le plus austral du monde. Des kené shipibo-konibo de l’Amazonie péruvienne déploient la cosmogonie de ce peuple à travers des motifs sacrés. Enfin, Printemps, œuvre du peintre guinéen Roméo Gomez, établi à Neuchâtel, célèbre le rayonnement vital et la beauté du renouveau.

L’équipe du Jardin botanique vous invite chaleureusement à découvrir cet espace vivant, empreint de sens et de poésie et espère avoir l’occasion d’y partager un moment avec vous.

 

Business Plantes - quelles valeurs ont les plantes pour vous ?

Dans le cadre de son exposition "Business Plantes : la vraie nature de l'économie", qui se tient du 21 avril 2024 au 30 novembre 2025, le Jardin botanique lance un appel à la population pour réunir des témoignages sur l'importance des plantes dans l'économie. 

Vous avez deux manières différentes de participer :

  1. En partageant une expression populaire de votre pays ou votre région qui utilise une plante comme image d'une valeur. En français, on utilise par exemple l'expression "avoir du blé". Elle signifie avoir de l'argent. Ou encore "ne pas avoir un radis" qui signifie au contraire ne pas avoir d'argent.
    Si vous voulez participer, il suffit d'écrire votre expression à la main sur un papier de votre choix, avec une traduction en français et complétée au besoin par une explication et d'indiquer au verso : vos nom et prénom ainsi que la langue utilisée, et le pays/la région d'origine de l'expression.
    Les témoignages seront installés dans le parc du Jardin botanique pour que les visiteurs-ses les découvrent.
     
  2. En partageant une photographie qui témoigne pour vous de ce qu'est un "paysage économique". D'un bout à l'autre de la planète, que ce soit les grandes cultures ou les usines de transformation, nos paysages sont le témoin de notre économie de marché. Pour s'en rendre compte, témoignez du paysage économique qui vous aura marqué à travers une photo, accompagnée d'une explication, de vos nom et prénom ainsi que du lieu de la photo.

Pour participer, vous pouvez déposer votre témoignage dans "la boîte citoyenne" du Jardin botanique qui est située à la Villa ou nous l'envoyer à Jardin botanique, Pertuis-du-Sault 58, 2000 Neuchâtel.

Pour de plus amples informations, nous vous laissons le soin de nous contacter par courriel.

L'équipe du Jardin botanique vous remercie chaleureusement de votre participation.

Projet de réceptaire

Le Jardin botanique de Neuchâtel propose de confectionner, avec l’aide de chacune et chacun, un grand livre de recettes de plantes médicinales. L’idée est de valoriser des savoirs populaires issus des quatre coins de la planète. Ce projet interculturel permettra à chacun de témoigner, dans sa langue, sur une page de ce recueil destiné à valoriser les savoirs populaires ainsi que l’universalité des pratiques de soins. Une démarche citoyenne lancée en collaboration avec le service cantonal de la cohésion multiculturelle, le service communal de l’intégration et des infrastructures culturelles et l’association RECIF.

Un réceptaire, c’est quoi ?

« Réceptaire » est un mot de l’ancien français signifiant « livre de recettes ». Ce type d’ouvrage, très en vogue de la Renaissance au siècle des Lumières, était destiné à aider la population à se soigner contre des fléaux aux origines inconnues telles que la peste, le choléra ou encore le feu de Saint-Antoine. Le projet du Jardin botanique de Neuchâtel est de créer un réceptaire du XXIe siècle afin de rendre compte d’un savoir populaire toujours vivant dans le monde entier.

Un projet interculturel

L’aspect interculturel du projet est essentiel aux yeux des responsables car il permet de prendre conscience du caractère universel de la pratique des soins à base de plantes. Ce savoir est un patrimoine partagé par l’ensemble de l’humanité. Une dizaine de femmes de l’association RECIF-Neuchâtel se sont prêtées au jeu du témoignage afin de lancer le mouvement. Toutes issues de la migration, elles se sont retrouvées au cours de français de Céline Daucourt et ont accepté de préparer un témoignage dans leur langue maternelle, puis en français.

Le service cantonal de la cohésion multiculturelle (COSM), qui fête ses trente ans de politique d’intégration multiculturelle, joue un rôle actif dans ce projet car il transmet l’appel à participation auprès des 145 communautés vivant dans le canton, afin que chacune des nombreuses langues parlées dans la région soit représentée dans le grand livre. Cette action est également relayée par le Service de l’intégration et des infrastructures culturelles de la Ville de Neuchâtel.

Plantes médicinales : qui sait quoi ?

Les circonstances du confinement liées à la pandémie de coronavirus donnent une occasion unique de se retrouver en famille et de réfléchir à la transmission des savoirs entre les générations. L’usage des plantes médicinales s’est d’ailleurs toujours transmis à l’intérieur du cercle familial. Alors pourquoi ne pas en faire un sujet de discussion ? Posez la question à votre entourage autour d’un repas : qui connaît l’usage d’une plante qui soigne ? Comment cette connaissance est parvenue jusqu’à vous ? Fouillez dans votre mémoire et vos armoires. Peut-être y trouverez-vous une tisane de plantes que vous avez récoltées vous-même. Surgiront alors d’autres évocations du passé, lorsqu’enfant vous étiez soigné-e par l’un de vos parents.

Comment participer ?

Pour participer à cette œuvre commune, rien de plus simple : il suffit de contacter le jardin botanique par courriel (jardin.botanique[at]unine.ch) en précisant le nom du projet « Réceptaire ». Une fois que votre témoignage sera prêt, vous serez invité-e à venir le retranscrire dans le grand livre.

Atlas des miels

Déguster les miels du monde

Cet atlas des miels du monde en ligne a pour objectif de collecter des descriptions de dégustations de miel du monde et vous fournit une méthode et des références pour vous guider dans votre dégustation. Il se base aussi sur la collection de miel du monde du jardin botanique de Neuchâtel et la description d'une partie de cette collection par des experts de la Haute école de Changins.

https://honeyatlas.com/

Légende de la photo: Abeilles domestiques Apis mellifera sur leur ruche à Essaouira (Maroc). © Blaise Mulhauser, JBN