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Collaboratrices et collaborateurs

Blaise Mulhauser - Directeur

 

« Le travail le plus passionnant d’un directeur de jardin botanique est celui de passeur d’histoires. La plus importante, à mes yeux, est celle qui consiste à présenter les plantes comme faisant partie d’un ensemble dont tous les êtres vivants - animaux, végétaux, champignons, bactéries, virus - tissent des liens indéfectibles entre eux. L’être humain, à la recherche perpétuelle d’un équilibre perdu, fait partie de cet ensemble. Il ne peut s’en défaire. C’est la raison pour laquelle visiter le Jardin botanique de Neuchâtel est une belle occasion de renouer avec la nature-même de notre être et de nos sentiments. »

 

Biologiste formé à l’Université de Neuchâtel, Blaise Mulhauser est directeur du Jardin botanique de Neuchâtel depuis septembre 2011. Auparavant il fut conservateur adjoint au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel et conservateur des collections de vertébrés (1996-2013). Outre la gestion administrative et stratégique de l’institution, ses activités sont divisées en deux domaines, la recherche et la muséologie. La plupart de ses publications concernent le premier domaine.

Recherche

Dans le domaine de la recherche, et bien qu’il soit difficile de catégoriser son travail, Blaise Mulhauser est principalement actif en biologie de la conservation sensu lato, impliquant des aspects plus anthropologiques concernant l’action de l’homme sur son environnement. Depuis la fin de sa formation académique jusqu’à ce jour, il a développé 8 pools de recherches appliquées :

  • Impact des mesures de gestion des milieux humides sur les populations d’invertébrés (1987 - 1996, avec le Groupe d’étude et de gestion de la Grande Cariçaie (Fribourg - Vaud/ Suisse) ainsi qu’en 1993-1996, au Centre d’étude et de protection des tourbières aux Cerlatez (Jura/ Suisse)
  • Nature et biodiversité en ville (depuis 1996, avec différents collègues de la Ville de Neuchâtel)
  • Ecologie des oiseaux à l’aide de la bioacoustique (1999-2015, avec Jean-Lou Zimmermann)
  • Gestion en patchwork des milieux boisés pour la conservation des oiseaux forestiers et de la biodiversité (2004-2018, avec l’association SORBUS dont il est fondateur)
  • Conservation des grands singes (2008-2020, avec Christophe et Hedwige Boesch (Université de Leipzig), Emmanuelle Grundmann (Paris) et des primatologues du monde entier
  • Protection des abeilles domestiques et sauvages et recherches sur les miels (dès 2013, avec différents acteurs dont Edward Mitchell, Alexandre Aebi, Christophe Praz et Gaetan Glauser de l’Université de Neuchâtel ainsi que Caroline Reverdy, aromaticienne et Pascale Deneulin de la Haute Ecole de Changins)
  • Symbiologie, étude des symbioses et des interactions entre les êtres vivants (dès 2014, Jardin botanique de Neuchâtel)
  • Recherche sur l’usage des plantes (dès 2015, avec Elodie Gaille, Jardin botanique de Neuchâtel et différents anthropologues)

 
Publications. Auteur de plus de 140 publications entre 1987 et 2021, principalement en français, anglais ou allemand. Plusieurs articles ont été édités en italien, espagnol, portugais, slovaque ou encore japonais.

Biodiversité. Dans les années 1990, il a dirigé l’un des premiers inventaires de biodiversité. Celui-ci était consacré à la faune de la Grande Cariçaie (le plus grand marais de Suisse, situé sur la rive sud du lac de Neuchâtel). En 2010, il met en place avec Jean-Paul Haenni et Mathis Borer l’action « Biodiversité Neuchâtel 2010 » qui se focalise sur la faune et la flore du milieu urbain. En 2013, ce travail fait l’objet d’un numéro spécial du Bulletin neuchâtelois de Sciences naturelles, suivi en 2014 par la publication pour le grand public du livre « Mille natures à Neuchâtel ».

Conservation Biology. Il a rédigé de nombreux livres dont notamment « La faune disparaît ». Cet ouvrage, publié en français par les Presses Polytechniques et Universitaires Romandes et en allemand aux éditions Haupt, documente la régression de la diversité animale en Suisse, mais présente également les stratégies des biologistes de la conservation (« Conservation Biology ») pour la mise en place de plans de sauvetage des espèces menacées. Son travail sur les oiseaux forestiers l’amène à proposer un nouveau type de sylviculture, le patchwork management, qui permet de protéger les espèces tout en appliquant une gestion économique durable de la forêt.

Primatologie. Sur le plan international, il a initié le « manifesto for Apes and nature » soutenu par des primatologues du monde entier, afin d’enrayer la régression des grands singes en Afrique et en Asie. Il a dirigé la rédaction du livre « Manifeste pour les grands singes » qui décortique les liens entre politique internationale, mondialisation, société de consommation et destruction des forêts tropicales. Ce livre, écrit avec Christophe Boesch (Université de Leipzig) et Emmanuelle Grundmann (Paris), a été édité par les Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR) dans la collection le Savoir suisse.

Ornithologie. Ayant étudié la biologie de plusieurs espèces d’oiseaux (jaseur boréal, hirondelle de rivage, torcol fourmilier, pic mar, etc.), Blaise Mulhauser a surtout fait œuvre de pionnier avec son collègue Jean-Lou Zimmermann dans la recherche en bioacoustique en développant une méthode de terrain non invasive, mais permettant de suivre des individus clairement identifiés tout au long de leur vie. Le travail majeur des deux auteurs d’une vingtaine de publications a été effectué sur la biologie de deux espèces forestières : la gélinotte des bois et la bécasse des bois (prix Fondation Ernest Dubois en 2001).

Botanique, symbioses et évolution. En botanique, il a retracé l’histoire de la lignée verte dans un livre présentant l’exposition permanente du Jardin botanique de Neuchâtel « Aux racines de la fleur ». Cet ouvrage, coécrit avec le jardinier-botaniste Jérémy Tritz, insiste sur les liens indéfectibles entre les espèces qu’elles soient animales, végétales, mycologiques ou microbiennes. Les symbioses, thème cher à l’auteur, y sont décrites en 9 étapes.
En parallèle, il développe une collection de référence dans le domaine de la paléobotanique et expose, dans le parc du jardin botanique de Neuchâtel, des fossiles de plantes permettant de mieux comprendre les principales étapes des adaptations de la végétation au monde aquatique et terrestre.
En octobre 2019, lors d’une conférence donnée au club 44 (La Chaux-de-Fonds), il présente son concept de « continuum du vivant », postulant une évolution continue de la Vie (entendu « de tous les êtres vivants ensemble »). Cette théorie est présentée dans un livre à paraître (Symbiologie. L’évolution du vivant). Il définit à cet occasion un postulat sur l’organisation du vivant, permettant d’y intégrer l’ensemble des cycles biologiques et tenant compte de la nécessité de la mort dans ce processus, ce que ne peut pas faire la théorie synthétique de l’évolution (ou néodarwinisme).

Etudes sur les abeilles et les miels. Parallèlement à la création de l’exposition Fleurs d’abeilles (2013) au Jardin botanique, Blaise Mulhauser invite des spécialistes à une rencontre internationale mise en place à l’Université de Neuchâtel. Ce colloque intitulé « Abeilles sous haute surveillance » est soutenu par l’Ambassade de France en Suisse. Il y est déjà question de la problématique de disparition des abeilles.
En parallèle, il constitue, avec l’aide de la population neuchâteloise et romande, une collection de miels du monde. Cette collection est à l’origine de deux groupes d’études, l’une avec des chercheurs de l’Université de Neuchâtel sur la présence des néonicotinoïdes dans les miels (plusieurs publications notamment dans Science en octobre 2017) et l’autre sur les descriptions organoleptiques des miels réalisées avec une équipe de la Haute Ecole de Changins (Suisse) et l’aromaticienne Caroline Reverdy (plusieurs publications notamment dans la revue Food Research International en janvier 2018). Fin 2020, au sein du Jardin botanique de Neuchâtel, il crée, avec l’aromaticienne Caroline Reverdy, le Forum Miels et Abeilles.

Plantes médicinales. Dès 2016, au sein de l’institution débutent des recherches tant historiques qu’ethnologiques, dirigées par Elodie Gaille, sur l’usage des plantes médicinales. Blaise Mulhauser prend part à plusieurs campagnes de terrains organisées en Argentine, au Botswana, au Pérou, en Bosnie, en Inde et au Maroc. Le matériel récolté est complété par des interviews et des films présentés notamment dans le cadre des expositions conçues au Jardin botanique (Kuru, l’art d’un monde en mutation 2019 ; plantes médicinales, infusions des savoirs 2020).
 
Muséographie

Dans le domaine de la muséographie, Blaise Mulhauser a débuté sa formation au début des années 1990 au Centre Pro Natura de Champ-Pittet (Yverdon-les-Bains) et au Centre d’étude et d’information sur les tourbières, aux Cerlatez (Jura).

Expositions du Muséum de Neuchâtel
Entre 1996 et 2013, il fait partie de l’équipe de conception et de réalisation des expositions temporaires du Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel, en compagnie notamment d’Anne Ramseyer, de Christophe Dufour, de Jean-Paul Haenni et de Jacques Ayer ; équipe bientôt rejointe par Celia Bueno. Durant ces années, le Muséum a été distingué par plusieurs prix dont le prix Expo de l’Académie suisse des sciences naturelles en 2004 (expo Mouches), la grande Médaille d’honneur de l’association suisse des éleveurs de petits animaux en 2007 (expo Poules), le trophée Diderot de l’initiative culturelle en 2009 (AMSTI France) suivi de « The best in Heritage » en 2010 (Dubrovnik, Croatie), puis à nouveau le prix Expo de l’Académie suisse des sciences naturelles en 2014 pour l’exposition Donne la patte, créée en 2013.


Muséographie en plein air

Depuis sa nomination en tant que directeur du Jardin botanique de Neuchâtel, il imagine de grandes expositions en extérieur (Fleurs d’abeilles, Belles à croquer, Aux racines de la fleur, Terre d’outils, Forêts tropicales, pour qui sonne le glas ?, Plantes médicinales, infusions des savoirs), mais également de plus petites expositions dans la Villa du Jardin.
Sensible à l’empreinte écologique que constitue chaque nouvelle création d’exposition, il met sur pied, en 2013, « Fleurs d’abeilles », la première exposition fonctionnant uniquement à l’énergie solaire. Pour l’exposition « Forêts tropicales. Pour qui sonne le glas ? » (2019), grâce notamment au savoir-faire de l’association neuchâteloise « compaz », il complète l’équipement des serres tropicales par la mise en place « d’affiches solaires », soit deux affiches de l’exposition couplées à des cellules photovoltaïques dont l’énergie produite permet de chauffer les serres tropicales.
2019 est aussi l’année de réalisation de l’exposition permanente « La Maison des sols » créée en collaboration avec la professeure Claire Le Bayon, de l’Université de Neuchâtel et avec l’aide de ses collègues Anne-Laure Maire et Muriel Nideröst. Elle présente l’importance des sols comme milieu de préservation du vivant. L’installation trouve place dans un cabanon de tourbier dont le toit végétalisé a été rendu étanche afin d’y installer un milieu humide. A ces côtés, une tourbière complète l’ensemble.

Exposition citoyenne

En 2018, pour les 20 ans du Jardin botanique de Neuchâtel sur le site du vallon de l’Ermitage, il met en place, avec sa collègue Elodie Gaille et l’association de femmes migrantes RECIF, une exposition citoyenne intitulée « Objets de cultures. Ces plantes qui nous habitent », traitant de l’importance des plantes dans notre vie quotidienne. Chaque visiteur est appelé à faire un don d’un objet à base végétale qu’il place dans l’exposition et qu’il présente dans sa langue maternelle. Cette exposition sera honorée du prix interculturel neuchâtelois 2018 remis par l’Etat de Neuchâtel.
En 2020, au sein de l’exposition « Plantes médicinales, infusions des savoirs » un nouveau projet citoyen est initié, la création d’un réceptaire de plantes médicinales dans lequel des personnes de tout horizon viennent offrir un témoignage sur l’importance et l’usage d’une plante de soin dans leur vie. Chaque témoignage est écrit dans la langue maternelle de son auteur-e.

 
Bénévolat

En dehors de son travail principal, Blaise Mulhauser s’engage pour une meilleure connaissance et protection de la biodiversité. Il crée en 2004 l’association SORBUS, groupe d’experts spécialisé dans les interventions sur le terrain pour la sauvegarde d’espèces menacées. Il préside l’association jusqu’en mars 2018. Il est également auteur ou co-auteur de plans d’action pour la sauvegarde de plusieurs espèces d’oiseaux dont il est un spécialiste reconnu : la bécasse des bois, la gélinotte, le pic mar ou encore le grand tétras. Dans ce cadre, il met en pratique des mesures concrètes en collaboration avec les praticiens de la nature (forestiers, gestionnaires de la nature, paysagistes, etc.), non seulement pour les oiseaux, mais également pour les abeilles sauvages, les amphibiens, la flore et la biodiversité en général.

Blaise Mulhauser est actuellement membre de deux groupes d’experts au sein de la Species Survival Commission (SSC) de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN). Il est également membre de trois conseils de fondations : Wild Chimpanzee Fundation, Info Fauna, ainsi que la Fondation du Jardin botanique scientifique et universitaire de Neuchâtel.
 
Publications (sélection)
Mulhauser B. (2019). Phénologie, évolution et conservation des populations de tulipes sauvages Tulipa sylvestris L. (Liliaceae) dans le vallon de l’Ermitage (Neuchâtel, Suisse). Bull. Soc. Neuchât. Sci. Nat. 139 : 77-87.
Kammoun S., B. Mulhauser, A. Aebi, E.A.D. Mitchell & G. Glauser (2019). Ultra-trace level determination of neonicotinoids in honey as a tool for assessing environmental contamination. Environnmental Pollution 247 : 964-972.
Mulhauser B. & E. Gaille (2019). L’exposition citoyenne « Objets de cultures. Ces plantes qui nous habitent », un laboratoire de littératie vivante. www.forumlecture.ch 2/2019 : 13 pages. Plate-forme internet sur la littératie.
Mulhauser B., M. Mulot, J. Tritz, S. Guenat, I. Koenig, M. D’Inverno & E.A.D. Mitchell (2018). Creation of a raised bog in the botanical garden of Neuchâtel: a tool for research, collections and public information. 7th European Botanic Garden Congress, 2015 Paris. Proceedings of the Eurogard VII Congress : 145-152.
Mulhauser B. & Gaille E. (2018). L’usage chamanique de plantes psychotropes en Europe, un hiatus de deux mille ans ? : 53-79 in Baud S. (2018). Histoires et usages des plantes psychotropes. Ed. Imago, Paris : 396 pages.
Mitchell E.A.D., Mulhauser B., Mulot M., Mutabazi A., Glauser G. & Aebi A. (2017). A worlwide survey of neonicotinoids in honey. Science vol. 358, n°6359 : 109-111 + mat sup.
Mulhauser B. & J. Tritz (2016). Le Jardin de l’évolution. Histoire de la lignée verte. Ed. Jardin botanique de Neuchâtel : 176 pages.
Borer M. & B. Mulhauser (eds) (2013). Inventaire Biodiversité Neuchâtel 2010. Bulletin Soc. Neuchâtel. Sci. Nat. 133 : 252 pages.
Boesch C., E. Grundmann & B. Mulhauser (2011). Manifeste pour les grands singes. Collection Le Savoir suisse n°76. Ed. Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne : 144 pages.
Mulhauser B. (2008). La Faune disparaît. Collection Le savoir suisse n°54. Presses polytechniques et universitaires romandes : 144 pages.
 

 

 

 

 

Elodie Gaille - Conservatrice en ethnobotanique

"Intéressée très tôt par les questions de société, j’ai entrepris des études en Sciences sociales à l’Université de Neuchâtel, avec pour orientation l’ethnologie. Mon mémoire de Master m’a emmené au Maroc pour y étudier les systèmes d’irrigation dans les grandes plaines et les enjeux qui y sont liés. C’est en questionnant les paysans sur place que mon intérêt s’est dirigé vers l’utilisation qu’ils faisaient des plantes. J’ai donc complété mon cursus par une formation complémentaire en ethnobotanique à l’Université de Lille tout en renforçant mes connaissances en botanique. Partie plusieurs mois en Côte d’Ivoire, j’ai pu côtoyer une partie de la flore tropicale et rédiger un mémoire sur l’utilisation des plantes par la population Dida en vue de la création d’un jardin pédagogique. Pour moi, étudier le rapport des humains aux plantes est une porte d’entrée pour cerner certains enjeux passés, présents et futurs. »

Responsable de l’accueil et de l’espace d’expositions de la Villa entre 2015 et 2016, Elodie Gaille occupe la fonction de conservatrice en ethnobotanique depuis la création de ce poste en 2017. Elle développe de nombreux projets à travers la recherche, le montage d’expositions, mais également des collections d’objets et de plantes utiles.

En 2018, elle organise avec Blaise Mulhauser la mise en place de l’exposition citoyenne « Objets de cultures. Ces plantes qui nous habitent », événement qui recevra le prix interculturel neuchâtelois « Salut l’étranger ». Ce projet l’amène à côtoyer un grand nombre de communautés étrangères installées dans le canton de Neuchâtel, ce qui se traduit par l’organisation de plusieurs fêtes traditionnelles – Tibet, Iran, Italie, Côte d’Ivoire, Andes, Corée du Sud, etc. – dans lesquelles les plantes jouent un rôle central.

Dès son arrivée dans l’institution, elle conçoit une série de recherches historiques sur l’usage des plantes médicinales, en compulsant des manuscrits et livres anciens dans les archives et bibliothèques cantonales. Une base de données est ainsi créée sur les références écrites concernant l’usage des espèces végétales pour la confection de remèdes. Elle est commissaire principale de l’exposition « Plantes médicinales. Infusions des savoirs » qui est présentée dans le parc et la Villa du Jardin botanique en 2020 et 2021.

En tant que conservatrice, elle gère la collection des objets ethnobotaniques forte de plusieurs milliers de pièces, parmi lesquelles une collection de référence sur les matières premières végétales (bois, feuilles, graines, résines, etc.). A ce titre, elle prépare le déménagement des collections du Jardin botanique dans le futur pôle muséal des collections de la Ville de Neuchâtel qui interviendra en 2023.  

 

Publications (sélection)

Gaille E. & B. Mulhauser (2021). Plantes médicinales. Infusions des savoirs. Catalogue de l’exposition. Ed. Jardin botanique de Neuchâtel.

Gaille E. & B. Mulhauser (2019). La collection ethnobotanique “Objets de cultures” 2018. Trésors des collections n°2. Ed. Jardin Botanique de Neuchâtel: 316 pages.

Mulhauser B. & E. Gaille (2019) : L’exposition citoyenne « Objets de cultures. Ces plantes qui nous habitent », un laboratoire de littératie vivante. www.forumlecture.ch 2/2019 : 13 pages. Plate-forme internet sur la littératie.

Mulhauser B. & Gaille E. (2018). L’usage chamanique de plantes psychotropes en Europe, un hiatus de deux mille ans ? : 53-79 in Baud S. (2018). Histoires et usages des plantes psychotropes. Ed. Imago, Paris : 396 pages.

Ouattara N.F., E. Gaille, F.W. Stauffer & A. Bakayoko (2016) : « Diversité floristique et ethnobotanique des plantes sauvages comestibles dans le Département de Bondoukou (Nord- Est de la Côte d’Ivoire) ».  Journal of Applied BioSciences, 98 : 9284-9300. 

 

Anne-Laure Maire - Conservatrice en botanique

« Avec les lectures des magazines WWF et Cousteau Junior et les randonnées à la montagne de mon enfance, je ne pouvais que souhaiter être biologiste, et sauver la planète. Pour la biologie, disons que la botanique et l’écologie des plantes, défrichées par une enseignante au Collège (c’est comme ça qu’on dit à Genève) puis révélées par MM. Küpfer et Gobat à l’Université de Neuchâtel, m’ont happées. Pour ce qui est de la planète, j’ai compris depuis que c’est compliqué, mais je suis de fait particulièrement intéressée par les questions de protection de la biodiversité et par le partage des connaissances. Après mes études, j’ai eu la chance de travailler trois ans aux Conservatoire et Jardin botaniques de Genève dans le monitoring de la flore du canton. Depuis 2015, j’enseigne la botanique dans le projet floraneuch créé avec des amies botanistes. J’ai rejoint l’équipe du Jardin botanique de Neuchâtel en 2018 en tant que conservatrice des collections botaniques. »

Comme elle le signale dans sa présentation, Anne-Laure est cofondatrice de l’association floraneuch qui, dès ses premières activités, a collaboré avec le Jardin botanique de Neuchâtel pour offrir aux curieux de plantes un espace d’apprentissage et de découvertes. Elle complète sa formation de biologiste en passant les examens (200/600) sur la flore helvétique de la société suisse de botanique.

Nommée en août 2018, elle devient la première conservatrice en botanique de l’institution. Son travail le plus conséquent est celui de la constitution d’une base de données sur les collections de plantes vivantes et de graines du Jardin botanique.

Elle est également en charge de la mise en place d’actions de conservation des plantes menacées dans le canton de Neuchâtel et de plans de gestion de milieux naturels à l’exemple des prairies sèches d’importance nationale qui occupent une grande partie du Jardin botanique.

En 2019, elle participe avec Muriel Nideröst, Claire Le Bayon et Blaise Mulhauser, à la mise en place de la Maison des sols. Le but de cet espace permanent ouvert au public est d’expliquer l’importance des sols pour la vie.

Sur demande du Service Faune, forêt, nature du canton de Neuchâtel, elle coordonne plusieurs projets de surveillance et protection de la flore, avec l’aide de bénévoles chargés de recenser chaque année des stations d’espèces fragiles. Elle supervise également les actions de sauvetage de différentes espèces de plantes lorsque des travaux de construction les menacent de disparition.

A la demande, elle assiste les maîtres d’enseignement de l’Université de Neuchâtel pour la formation en botanique des étudiantes et étudiants.

Corinne Boillod - Responsable administrative

"Après avoir travaillé des années dans le domaine juridique, j’ai eu l’opportunité de redonner une nouvelle orientation à ma vie professionnelle en 2004. Œuvrer pour une institution publique, et plus particulièrement pour le Jardin botanique, me permet de concilier ma vie professionnelle avec ma sensibilité pour la préservation de la biodiversité."

Corinne n’est pas uniquement la responsable administrative de l’institution ; elle gère une bonne partie de l’organisation des activités publiques du Jardin botanique : mise en place des fêtes, réservations, location d’espaces, etc. Elle est le lien précieux et indispensable entre toutes les équipes pour le bon déroulement du programme sur l’ensemble de l’année !

Nicolas Ruch - Chef jardinier

« Je suis fier et heureux d'avoir la responsabilité de rendre le Jardin botanique accueillant et intéressant pour les visiteurs de Neuchâtel et d’ailleurs !
Après mon apprentissage d'horticulteur-floriculteur aux Conservatoires et Jardin botaniques de Genève et un stage aux Kew Gardens de Londres, j'ai poursuivi mes études en horticulture au Royal Botanic Garden d’Edinburgh. J’ai ensuite travaillé à l'Université de Lausanne et au Jardin botanique de l'Université de Fribourg.
A Neuchâtel, j'ai le plaisir d'occuper le poste de chef jardinier depuis 2018. Véritable passionné des plantes d'ici et d'ailleurs, je m'intéresse plus particulièrement à leurs origines dans les jardins. »

Nicolas s'occupe de la gestion de l'équipe des jardiniers-botanistes, des apprentis et des civilistes. En plus de coordonner les travaux dans les différentes collections et milieux naturels du Jardin botanique, il est responsable des serres et du Jardin méditerranéen.

En collaboration avec Anne-Laure Maire, il définit la politique de collection des plantes vivantes et en assure le développement.

Rompu à l’exercice de mise en application des protocoles pour la recherche universitaire qu’il a pratiqué à l’Université de Lausanne, il supervise également l’ensemble des travaux de mise en culture des plantes dans le cadre de la convention passée avec l’Université de Neuchâtel.

 

Publications (sélection)

Ruch N. (2020) Narcissus recurvus Haw. (Amaryllidaceae) - Originaire de Suisse ? Bull. Murithienne 137: 27-32.

Fragnière, Y., Ruch, N., Kozlowski, E. & Kozlowski, G. (2018) Connaissances de botaniques de base en un coup d'oeil. 40 familles de plantes d'Europe central. Haupt, Bern. 320 pp.

Ruch N. & M. Chevalier (2018). The forgotten forget-me-not. The Plantsman New Series 18:  108-111.      

Ruch N. (2016). Arten und Sorten des Vergissmeinnichts nicht vergessen. Gartenpraxis 5: 22-25.

Ruch N., T. McCoy & G. Olwen (2013). The genus Aloe L. (Xanthorrhoeaceae) in Djibouti. Bradleya 31:15-24.

Flavie Brahier - Jardinière-botaniste

"Enfant de la campagne, la nature a toujours été omniprésente dans ma vie. Elle est une source d’inspiration, une atmosphère reposante et à laquelle je voue une certaine admiration.

Après  l’obtention d’un bachelor en biologie et ethnologie à l’université de Neuchâtel en 2014, je décide de me tourner vers la voie CFC, d’horticultrice en pépinière, afin d’acquérir des connaissances pratiques et «  travailler la terre ».

Travailler au jardin botanique représente une chance énorme pour moi, celle d’apprendre continuellement, de me perfectionner tout en ayant l’opportunité de travailler à l’extérieur, dans les jardins.

Je suis chargée de l’entretien du jardin des simples et du jardin magique, de la création du jardin des sens et responsable de la grainothèque (ou grainerie)."

Sylvian Guenat - Jardinier-botaniste et apiculteur

« L’opportunité de transmettre des valeurs en rapport avec le respect de la nature et la dépendance qui nous lie à elle est pour moi une valeur fondamentale. C’est une véritable chance que de pouvoir œuvrer au sien de ce magnifique lieu qu’est le Jardin Botanique de Neuchâtel.

Enfant, j’arpentais prés, pâturages et forêts du haut du canton avec comme guide, mes grands-parents à qui je dois tout l’amour qui m’a enraciné dans la nature. Plus curieux et heureux à regarder avancer un escargot que d’essayer de comprendre les règles de la grammaire française, mon choix professionnel a été tout naturellement orienté vers la végétation et le grand air, soit la récolte des bois ! De 1975 à 1988, (CFC en 1978) treize années à parcourir toutes les forêts du Val-de-Ruz et celles avoisinantes en tant que forestier-bûcheron-tâcheron, de belles années, ou l’arbre avait encore le respect de toute sa valeur. La hache finissait son apogée tout comme les stères d’écorces et de dazons.

Désireux d’apprendre autre chose, je retourne sur les bancs de l’école professionnelle afin d’acquérir les bases de l’horticulture en section paysagisme. CFC obtenu en 1993. Indépendant dans l’activité paysagère durant seize années avec toujours les plantes indigènes comme intérêt, je reprends une place vacante au Jardin Botanique début 2004. »

Voilà 17 ans que Sylvian côtoie ses collègues et travaille avec eux à la bonne marche du Jardin. Il est responsable notamment de la gestion du parc, s’investissant dans l’entretien des prairies et des forêts. De par sa formation, il s’occupe également des travaux de paysagisme, mais également du suivi des chantiers de construction des petits bâtiments qui diversifient la thématique des expositions permanentes (kikajon de la prairie, maison des sols, rucher, etc.).

N’oublions pas non plus que Sylvian est l’apiculteur du Jardin botanique ! En 2021, il aura la chance d’installer nos quatre ruches dans un nouveau rucher situé en lisière de forêt, à mi-chemin entre la Villa du Jardin botanique et la Centre Dürrenmatt.

Depuis le départ à la retraite du titulaire en 2006, il a pris la charge ad interim de responsable des bâtiments, dans l’attente d’une création de ce poste. 

Sylvian représente le Jardin botanique de Neuchâtel au sein du comité de HBH, l’association des Jardins Botaniques de Suisse. Il y organise des journées techniques très appréciées de l’ensemble des collègues du pays. De manière à rester en contact avec les associations faîtières de la branche horticole, il officie également au comité de Jardin Suisse section BEJUNE dans un poste partagé comme responsable de cours pratique.

Afin de transmettre les bases du métier, il est chargé de cours au travers d’un petit pourcentage comme enseignant de branches pratique à l’école des métiers de Cernier. De part cette charge, il participe également comme expert dans les procédures de qualifications pour les branches paysagères. 

Publications (sélection)

Mulhauser B., M. Mulot, J. Tritz, S. Guenat, I. Koenig, M. D’Inverno & E.A.D. Mitchell (2018)
Creation of a raised bog in the botanical garden of Neuchâtel: a tool for research, collections and public information. 7th European Botanic Garden Congress, 2015 Paris. Proceedings of the Eurogard VII Congress : 145-152.

Laurent Oppliger - Jardinier-botaniste

« Je me suis intéressé à la nature et aux plantes dès mon plus jeune âge et cette passion ne m’a jamais quitté. Mon intérêt ne s’arrête pas aux végétaux, mais il va du sol qui les nourrit jusqu’aux interactions avec les animaux et leurs biotopes et de là, vers le jardin naturel et le jardinage biologique.

Après un CFC d’horticulteur-floriculteur en 1986, puis un CFC d’horticulteur-paysagiste en 1987, j’ai travaillé 2 ans à l’ancien jardin botanique de l’Université de Neuchâtel, sur la colline du Mail. J’en ai profité pour obtenir un CFC d’horticulteur de plantes vivaces et d’arbustes en 1989. J’ai ensuite passé dix ans dans le canton du Jura, associé avec un ami dans une entreprise de paysagisme et de production de plantes vivaces, période durant laquelle j’ai obtenu le brevet fédéral de Contremaître horticulteur en 1996. »

Dès 2000, Laurent travaille dans le nouveau jardin botanique situé dans le vallon de l’Ermitage. Il s’occupe de différents secteurs, tout en continuant à se perfectionner, obtenant en 2007 le diplôme fédéral de Maître horticulteur. A côté de ses activités au JBN, il enseigne depuis 2002 à l’Ecole des Métiers de la Terre et de la Nature (EMTN) à Cernier et est occasionnellement appelé à fonctionner comme enseignant ou expert pour des cours et examens de brevet en horticulture. Il est également expert aux examens de fin d’apprentissage dès 1993 et depuis 2008, chef-expert romand pour les horticulteurs CFC Plantes vivaces. 

C’est donc tout naturellement que Laurent est responsable de la formation des apprenti-e-s du Jardin botanique. Il les suit dans leur formation, tant dans le secteur non ouvert au public qui se nomme « Jardin expérimental » que pour l’organisation de leur stand de vente des plantes vivaces.

Il s’occupe également de la réalisation de l’Index seminum de l’institution, véritable réseau d’échange de graines avec les jardins botaniques du monde entier.

Sous la houlette d’Anne-Laure Maire, il réalise les campagnes de sauvetages de plantes menacées par des travaux de construction.  Enfin, il gère également la production de compost et substrat « made in JBN » !

Sten Gabus - Jardinier-botaniste

« Paysagiste de formation, j'ai eu la chance d'exercer mon métier aux Parcs et Promenades de la Ville de Neuchâtel durant de nombreuses années. Une passion pour la flore indigène s'est peu à peu développée en moi et une formation de base en botanique s'en est suivie.

C'est avec grand plaisir que je rejoins l’équipe du jardin botanique en 2021 pour m'occuper des collections vivantes. »

Sten est chargé de la gestion du jardin de l’évolution ainsi que du grand potager attenant. Il s’applique à maintenir et enrichir cette grande collection de végétaux dont de nombreuses familles ne sont pas du tout représentées en Suisse. Des premières bactéries aux dernières nées des plantes à fleur, le défi est de taille !

Jérémy Tritz - Jardinier-botaniste

« Contribuer en équipe à l’embellissement du Jardin botanique dans ce magnifique vallon de l’Ermitage en périphérie d’une ville, est pour moi un véritable privilège. »

Jérémy Tritz, né à Paris et grandit près de Tours ainsi que dans les Alpes du sud. Une passion pour la montagne l’amènera à exercer comme accompagnateur en montagne après des études d’horticulture et de biologie générale à l’Université Joseph Fourrier à Grenoble.

Collaborateur au Jardin depuis 2015, à hauteur de 50%, il contribue à la mise à jour et l’entretien des collections du Jardin botanique de Neuchâtel et notamment de l’Alpinum Claude Favarger dont il est responsable depuis sa réfection et son vernissage en 2017. Vivement intéressé par la taxonomie, la nomenclature et la conservation, il effectue plusieurs mandats à l’herbier du Muséum national d’histoire naturelle (Patis).

En plus de son engagement auprès du Jardin, il collabore aujourd’hui au projet de recherche FNS-Sinergia, Botanical legacies from the Enlightenment : unexplored collections and texts at the crossroads between humanities and sciences en tant quecollaborateur scientifique à l’Université de Neuchâtel.

 

Publications (sélection)

Rusque D. & J. Tritz (2020). Les « échantillons de plantes étrangères et autres données par Mr. Aublet » . Analyse préliminaire des « cahiers » conservés dans l’herbier Rousseau de la BPUN. Carnet de bord no2, Botanical legacies from the Enlightenment, FNS: 3-8.

Tritz J. & D. Rusque (2020). Le reconditionnement de l’herbier Rousseau de la BPUN dans le respect des normes de conservation botaniques et archivistiques. Carnet de bord no1, Botanical legacies from the Enlightenment, FNS: 9-10.

Mulhauser B., M. Mulot, J. Tritz, S. Guenat, I. Koenig, M. D’Inverno & E.A.D. Mitchell (2018)
Creation of a raised bog in the botanical garden of Neuchâtel: a tool for research, collections and public information. 7th European Botanic Garden Congress, 2015 Paris. Proceedings of the Eurogard VII Congress : 145-152.

Tritz J., V. Favre & M. Callendret (2018). Un herbier pour le Jardin botanique de Meyrin. p. 136.

Tritz J. (2018). Le genre Stipa - Poaceae. L’Ermite herbu. p. 29-31.

Tritz J. (2018). Investigation floristique des falaises du Creux-du-Van. Rameau de sapin. p. 25-28.

Mulhauser B. & J. Tritz (2016). Le Jardin de l’évolution. Histoire de la lignée verte. Ed. Jardin botanique de Neuchâtel : 176 pages.

Tritz J. (2015). Analyse d'Ouvrage, Book review, ADANSONIA 35(2), 1, submission dec. 2013. p. 391-392.

Tritz J. (2015). Sempervivum. Ermite herbu p. 9-15.

Susie Terrettaz - apprentie horticultrice en plantes vivaces

« Avant d’être apprentie au Jardin Botanique de Neuchâtel j’ai effectué un apprentissage d’employé de commerce. En 2019 je change de domaine professionnel et me lance dans un apprentissage d’horticulture orientation plantes vivaces. J’ai fait ce choix-là car j’ai toujours apprécié la nature et je voulais en apprendre davantage. Je suis toujours très heureuse de cultiver de nouvelles connaissances et de travailler dans ce magnifique cadre qu’est le jardin botanique. »

Susie est apprentie horticultrice orientation plantes vivaces. Elle a débuté sa formation de trois années en août 2019. Elle est en charge notamment de la production des plantes pour le stand de vente et vous conseillera au mieux avec plaisir ! 

Laureen Huguenin-Dumittan - apprentie horticultrice en plantes vivaces

« J’ai terminé un bachelor en biologie en 2016. La botanique m’avait particulièrement plu. Je me suis ensuite mise à mon compte dans le domaine artisanal. En 2019, j’ai décidé de reprendre une formation dans le domaine qui m’intéresse depuis toujours : les plantes. Le Jardin Botanique était pour moi une évidence, alliant horticulture, biodiversité et beauté du lieu. Plus tard, j’espère travailler en lien avec les plantes aromatiques, médicinales ou la flore suisse. »

Laureen est apprentie horticultrice orientation plantes vivaces. Elle a débuté sa formation de trois années en août 2020. Elle est en charge notamment de la production des plantes pour le stand de vente. Elle vous conseillera au mieux avec plaisir ! 

Léa Wobmann - Médiatrice culturelle

« Suite à mes études en sciences de l'environnement à l'Université de Lausanne et de Genève, j'ai effectué diverses expériences professionnelles dans le domaine de l'éducation à l'environnement. Sensibiliser enfants et adultes aux problématiques environnementales et œuvrer pour des modes de vie plus respectueux me semble primordial et je retrouve ainsi ces valeurs dans mon emploi au Jardin botanique. »

Léa travaille depuis 2018 en tant que médiatrice culturelle au Jardin botanique de Neuchâtel, mêlant ainsi ses compétences scientifiques et pédagogiques. Entre les visites guidées, les ateliers ou encore la confection de matériel didactique, elle adapte les expositions du Jardin botanique de façon à les rendre accessible à toutes et tous.

En 2019 elle propose de mettre sur pied dans le jardin botanique une journée des alternatives. Cette première édition qui a eu lieu le 22 septembre 2019 a mis à l’honneur les nombreuses initiatives citoyennes et d’associations locales qui travaillent à trouver des façons plus durables de consommer, de se déplacer, de se loger, parmi d’autres thématiques d’une brûlante actualité.

Sandra Ibanez Steiner - Chargée d'accueil

Née à Buenos Aires, j'ai obtenu un diplôme d'enseignante d'école primaire avant d'arriver à Neuchâtel dans les années 1990, afin d'intégrer l'équipe du N.U.C. en tant que volleyeuse...et la Suisse m'a adoptée...jusqu'à présent! 

Sandra vous accueille avec un large sourire à la Villa du Jardin botanique. Elle est responsable de l’espace d’accueil et de la cafétéria, vous renseignant sur les activités du Jardin botanique ou transmettant aux collègues vos questions plus précises sur la culture des plantes ou les activités scientifiques de l’institution.

Adrienne Godio - Chargée d'accueil

« Passionnée de botanique, j’ai découvert le Jardin au cours de mes études de biologie à l’Université de Neuchâtel, sous l’égide du Pr. Philippe Küpfer. J’y ai tout d’abord travaillé comme guide et chaque année je prenais plaisir à faire découvrir aux visiteurs les expositions temporaires. Par la suite, j’ai travaillé plus régulièrement à la surveillance des expositions artistiques organisées par l’ADAJE, poste qui s’est transformé au fil des années en celui que j’occupe aujourd’hui.

J’ai toujours le même plaisir à partager mes connaissances et ma passion des lieux avec les visiteurs de tous horizons qui fréquentent le jardin. »

Adrienne vous accueille au Café du Jardin. Elle sera ravie de vous renseigner aussi bien sur les activités du Jardin Botanique que celles de la région mais également sur tout ce qui a trait avec la nature et plus particulièrement les plantes qui nous entourent.

Grâce à ses connaissances, lorsque son temps le permet, elle prépare également les planches de l’Herbier du Jardin botanique, sous le regard intéressé des visiteuses et visiteurs.

Leyla Gauteaub - Chargée d'accueil

Leyla vous accueille plus particulièrement le week-end au Café du jardin, dans la Villa du Jardin botanique. Elle vous renseignera avec plaisir sur les activités du Jardin botanique ou transmettra vos questions plus pointues aux collègues concernés sur la culture des plantes ou les activités scientifiques de l’institution

Caroline Reverdy - Chercheuse associée et responsable du Forum "Miels et abeilles" du JBN

« Lors de ma 1ère visite à Neuchâtel, je me souviens ma joie alors que je découvrais le jardin botanique dans le vallon de l’Ermitage. Aujourd’hui, je suis ravie de participer au développement de cette belle institution sur le sujet du miel et des abeilles ».

Caroline Reverdy est docteure en analyse sensorielle et aromaticienne de métier (ou parfumeur alimentaire). Depuis Neuchâtel, elle intervient en Europe comme experte du goût et de l’odorat.

Suite à une première recherche en collaboration avec la haute école de Changins et le Jardin botanique de Neuchâtel, elle développe des cours sur les qualités organoleptiques des miels. Elle enseigne notamment le ‘sensoriel du miel’ pour le brevet fédéral d’apiculture depuis 2018.

Début 2019, elle met en ligne honeyatlas.com qu’elle a fondé en partenariat avec le jardin botanique de Neuchâtel et l’équipe d’analyse sensorielle de la HES de Changins. C’est donc naturellement qu’elle est mandatée par le JBN pour animer le Forum Miels et abeilles.

Publications

Deneulin P., C. Reverdy, P. Rébénaque, E. Danthe, & B. Mulhauser (2018). Evaluation of the Pivot Profile©, a new method to characterize a large variety of a single product: Case study on honeys from around the world.  Food Research International, 106, 29-37.

Deneulin P., C. Reverdy, P. Rébénaque, E. Danthe, & B. Mulhauser (2018). Dégustation des miels du monde par analyse sensorielle à partir de la collection du Jardin Botanique de Neuchâtel. Revue suisse d’apiculture, n°8/2018 – Août.

Deneulin P., C. Reverdy, P. Rébénaque, E. Danthe, and B. Mulhauser (2019). Evaluation of the Pivot Profile©, a new method to characterize a large variety of a single product: Case study on honeys from around the world.  Poster at 13th Pangborn symposium, Edimburg, July-August 2019.

 

 

José Richard - Collaborateur externe

« Étudier l’outil de la terre exige une attention active à son maniement, s’exerçant au rythme lent et soutenu du laboureur, annuel des assolements. Apprendre l’outil de la terre requiert d’approcher les paysans qui pratiquent encore les arts agricoles. »

Dès ses premiers travaux au Jardin botanique en 2015, José a eu à s’occuper de la collection d’outils avec l’arrivée de plusieurs centaines d’objets donnés par M. Willy Haag.

La constitution d’une base de données détaillant plus de 2000 objets anciens demande des connaissances techniques conséquentes. Doté d’un esprit encyclopédique, José fait des merveilles au contact des autres spécialistes que sont les artisans praticiens, mais également des linguistes du glossaire des patois de Suisse romande avec lesquels il collabore régulièrement.

Il décrit avec précision l’usage de chaque pièce et enrichit d’un vocabulaire précis l’appellation historique de chaque outil.

Il complète également ce travail d’inventaire par la rédaction d’un livre et d’articles.

Fernando de Macedo Gouveia - Collaborateur externe

Je suis maroquinier de métier. J’ai fait ma formation à Milan en 1980. J’ai ensuite travaillé dans une entreprise horlogère à Peseux et à La Chaux-de-Fonds, puis à l’Ile Maurice pendant 6 ans en tant que directeur technique. De retour en Suisse en 1998, j’ai exercé mon métier à Genève et ensuite au Locle. Malheureusement, en raison de la mauvaise conjoncture, je me suis retrouvé au chômage et aux services sociaux. A 61 ans, j’ai eu l’opportunité de venir travailler au Jardin botanique pour restaurer des outils en vue de l’exposition « Terre d’outils*.

Fernando est en charge de la maintenance des expositions, mais également d’une partie de la conciergerie et d’autres travaux d’atelier. Depuis 2019, il crée, pour le Jardin botanique, une série d’objets utilitaires (sacs, portefeuille, trousse, etc.) à base de « tissu végétal », alternative écologique au cuir.

Giuseppe Pocetti - Collaborateur externe